#ACTU

Comme chaque année, le 22 avril se révèle être une date symbolique, celle de la journée internationale de la terre. En ce jour particulier, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres exhorte plus que jamais à la prise de conscience collective des habitants de la terre. En effet, le constat est sans appel, il qualifie la situation de pandémie du Covid-19 de « réveil sans précédent ». 

Dans un message rempli d’espoir et d’ambition, António Guterres évoque deux idées.

D’une part, le chef de l’ONU encourage la population à « travailler ensemble pour sauver des vies, atténuer les souffrances et réduire les conséquences économiques et sociales désastreuses ».

A titre d’exemple, le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale se sont prononcés le 25 mars 2020 en faveur d’un gel du remboursement de la dette des pays pauvres. En conséquence, ils enjoignent aux créanciers bilatéraux de leur permettre de différer leurs remboursements.

D’autre part, il qualifie de « point de non-retour » le réchauffement climatique.

« Les gaz à effet de serre, tout comme les virus, ne respectent pas les frontières nationales […] Nous devons agir de manière décisive pour protéger notre planète à la fois du coronavirus et de la menace existentielle du dérèglement climatique » a considéré le haut responsable de l’ONU.

Cette déclaration, fait écho à une constatation soulevée par l’Organisation météorologique mondiale le 22 avril à Genève. En effet, le confinement de la population mondiale dû à la pandémie mondiale de Covid-19 a entrainé une réduction temporaire des émissions de gaz à effet de serre.

A titre d’illustration, la baisse de la pollution liée au Covid-19 en Inde, a rendu visible les sommets de l’Himalaya à plus de 200 kilomètres pour la première fois, depuis trente ans.

Sur cette lancée, l’agence onusienne prévoit des actions concrètes teintées d’espoir, en faveur du climat.

D’abord, António Guterres envisage la création de nouveaux emplois et de nouvelles entreprises en vue de la transition écologique. Cette initiative ambitieuse assortie néanmoins, de dépenses considérables, permettra la relance des économies.  L’argent des contribuables aura pour finalité de « sauver des entreprises et d’encourager à la croissance durable […] le « passage de l’économie grise à l’économie verte ».

Il estime donc que les subventions aux combustibles fossiles doivent cesser, que les pollueurs doivent payer pour leur contamination et que les fonds publics devraient être investis dans des secteurs durables ainsi que dans des projets pro-environnementaux et climatiques.

Selon l’agence d’information Reuters, les cours du pétrole sont en forte baisse depuis lundi 20 avril 2020. Le prix du baril américain, West Texas Intermediate est tombé à son plus bas niveau depuis 21 ans, 13 euros le baril.

De plus, les risques et les opportunités liés au climat doivent être intégrés dans les systèmes financiers, les politiques publiques et les infrastructures. Enfin, António Guterres énonce devoir « travailler ensemble en tant que communauté internationale ». Dans le but « d’exiger un avenir sain et résistant pour les populations et la planète » conclut-il.

Les aspirations de l’agence onusienne doivent être assorties de recommandation, en vue de l’accomplissement de ces actions ambitieuses.

Valérie-Anne Lebel
Pôle communication-partenariat