Retour d’expérience : le Concours René Cassin. Lucas Panazio, participant de l’édition 2019.

Stéphanie Pereira : Bonjour Lucas, pourrais-tu te présenter ?

Lucas Panazio : Après deux ans de classe préparatoire en droit et économie, j’ai intégré le Magistère Juriste d’Affaires Franco-Britannique de l’Université Rennes 1. Cette formation m’a conduit à effectuer un LLM spécialisé en droit international des affaires, que j’ai complété par un Master 2 dans la même spécialité à l’Université Paris Dauphine.

SP : Qu’est ce qui t’as motivé à participer au Concours René Cassin ?

LP : J’ai toujours bien aimé le droit européen appliqué aux droits humains, et le sujet de cette année était particulièrement intéressant puisqu’il traitait de la problématique « entreprises transnationales et droits fondamentaux », ces deux raisons m’ont conduit à me lancer dans l’aventure.

Ce qui a aussi été déterminant, c’est le fait que l’on travaille en groupe de trois, et au-delà de ce trio avec d’autres personnes pour la préparation des phases écrites et orales, c’est un vrai travail d’équipe.

SP : Comment se déroule le Concours René Cassin ?

LP : Il y a 60 équipes maximum qui peuvent s’inscrire à la phase écrite. On reçoit tous une position à défendre (requérant ou Etat défendeur), et c’est sur un mémoire écrit de 30 pages que se fait la première sélection. Une fois les mémoires transmis au conseil scientifique, les 15 meilleurs requérants et les 15 meilleurs défendeurs se retrouvent dans les locaux du Conseil de l’Europe à Strasbourg pour les plaidoiries.

15 jours avant la date des plaidoiries, chaque équipe sélectionnée reçoit 4 mémoires de la partie ayant la position adverse. Commence alors la préparation des plaidoiries et les entraînements, et ce n’est que la veille du grand jour que l’on sait finalement contre quel mémoire on va plaider.

SP : Comment t’es-tu préparé ?

LP : On a travaillé dès le départ avec notre coach qui est étudiante à Sciences Po et qui a fait le concours en 2018. On s’est réparti le travail de manière intuitive en fonction des problèmes de droit qui apparaissaient, et chacun a rédigé ses parties avant une phase d’harmonisation du mémoire.

Pour la phase orale, on a multiplié les entrainements aux plaidoiries car on ne sait pas avant le Jour J contre quel adversaire on va plaider, il faut donc envisager tous les axes de défense envisageables face aux 4 mémoires que l’on reçoit 15 jours avant la phase orale.

SP : Des conseils pour ceux qui aimeraient participer à ce concours ?

LP : Oui ! Faites-vous coacher par quelqu’un l’ayant déjà fait car rien ne vaut l’expérience d’un ancien du concours, travaillez dur sur le cas et sur le mémoire, et si vous avez la chance d’aller à Strasbourg profitez de ces moments précieux, car ce sont véritablement des instants exceptionnels !

SP : Merci pour ton retour d’expérience Lucas.